Archive for the 'Foutoir' Category

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Oh Micah !

Bon, à un moment, il faut bien se rendre à l’évidence : nous ne sommes pas très actifs en ce moment dans nos aventures culino-technologiques… La faute à un emploi du temps de ministre de la défense qui se présente à la présidentielle et une certaine facilité à se vautrer dans une paresse tenace (mais passagère je l’espère). Je vais essayer de mettre la pression sur Nine pour qu’elle poste la recette de ses pancakes et je déclare officiellement me mettre en mode réflexion pour moi-même me bouger les fesses…

- C’est bien beau moshi, mais il est nul ton post !
- Ah ?
- Ben oui, on s’en fout de ta vie, ce qu’on veut c’est de la verrine, de la compotée, de l’elixir…
- Alors, j’ai peut-être ce qu’il vous faut… Une vieille recette de grand-mère : une vie à la dure, une voix d’extra-terrestre et un talent hors du commun… Micah P. Hinson, je vous laisse découvrir…




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Paris (très) sucré

On profite avec Nine des congés estivaux pour se balader et barrer quelques trucs dans notre “liste de trucs à faire”. Aller faire un tour à Paris, c’était donc l’occasion pour nous (hormis d’aller m’acheter des chaussettes chez Muji, baver sur quelques vitrines et revoir cette superbe ville qu’est Paris) de gouter les sfogliatelles dont les mafieux de la famille Soprano raffolent tant et de mettre au banc d’essai deux institutions de la pâtisserie de notre pays : la maison Ladurée et Pierre Hermé.

Itinéraire réfléchi et balisé, parcours à pied raisonnable, quartiers sympathiques (autour du Louvre et des Halles), c’est parti !

Premier arrêt :

Chez Pozzetto que Nine avait repéré sur quelques blogs comme un des endroits où on pouvait trouver des sfogliatelles à la crême. Quelques gâteaux et un sorbet sous ce beau soleil auront fait office de déjeuner. Les sfogliatelles pour ceux qui ne connaissent pas sont des gâteaux feuilletés fourrés à la ricotta (j’en ai également goûté au chocolat praliné mais c’était hyper écoeurant). Ceux de Pozzetto sont aromatisés à la fleur d’oranger et sont délicieux (craquants, doux et gouteux). Un sorbet italien était le parfait compagnon. J’ai essayé celui à la pastèque et c’est vraiment excellent.

boutique pozzetto

pozzetto

Deuxième arrêt :

Pierre Hermé… Ah ce grand joufflu qu’on croise dans tous les medias et qui est présenté comme le plus subtil des pâtissiers français. Il m’énerve un peu le Pierre Hermé, y’a pas que lui en France si ? Pi ça a l’air trop sucré ses pâtisseries, elles sont trop colorées… Tu vas voir ce que tu vas voir… Mince boutique fermée pendant les vacances… Arrrrrrggggggghhhhh !

Boutique PH fermee

Trop frustrés de ne pas avoir eu notre apport en sucre depuis à peu près 26 minutes, nous nous rabattons sur la mère Ladurée et ses macarons pastels pubisés par Sofia Coppola dans “Marie-Antoinette” (bien futile comme film mais il donne envie de se goinfrer du Ladurée à n’en plus pouvoir).

Troisième arrêt donc :

Ladurée. Accueil à l’ancienne, salon de thé à l’ancienne, caissier à l’ancienne. Religieuses à 5 euros. Bon… On va goûter les macarons. Une petite douzaine (pour 14 euros, raisonnablement déraisonnable), les parfums sont classiques (vanille, chocolat, chocolat amer, fruits rouges, pistache, menthe). Le temps de se trouver un coin sympa (la cour du Louvre) et on déguste : sucré et saturé. Les macarons sont très beaux et bien présentés, mais j’en ai mangé de bien meilleurs (Bouvier à Rennes notamment : pour les rennais, cette pâtisserie est à tomber ! - le site lui est plutôt rudimentaire !). Mentions spéciales tout de même aux parfums vanille et menthe qui sont quand même très bons, faut pas déconner.

laduree - louvre

macarons laduree

17h30, c’est là qu’on se dit c’est quand même bête pour Pierre Hermé, on aurait pu comparer ses macarons à ceux de Ladurée. Allez, on file un peu plus loin derrière le Louvre où il a ouvert une nouvelle boutique spéciale chocolats et macarons.

Quatrième arrêt :

Pierre Hermé. On se prend des macarons pour le dessert ce soir. 16 macarons môssieur (le mec tout en noir derrière son comptoir). Très sympa, il nous explique chaque macaron, il prend le temps, la boutique est petite, le style épuré. Finalement, on prend aussi une boîte de chocolats. Les 16 macarons 23 euros… Yiiiipa, ça fait mal… Pas grave, on est là pour ça… On va enfin pouvoir goûter.

Finalement, les macarons d’Hermé sont fabuleux : fondants, arômes subtils, accords parfaits et pas trop sucrés. Côté parfums, nous avons pris chocolat, “mozaïc” (pistache et griottines), “mogador” (fruit de la passion et chocolat), “eden” (pêche safran et abricot), pistache, “infiniment vanille”, rose, “arabesque” (abricot et pistache). Pour moi, mention spéciale pour l’”arabesque” avec les petits morceaux d’abricot à l’intérieur et l’”infiniment vanille” qui porte bien son nom.

boite macarons herme

macarons herme

Et les chocolats dans la même veine avec des accords surprenants, très très bons également…

chocolats herme

Voilà, cette journée sucrée était vraiment très agréable. Elle fut l’occasion de confronter les réputations de certaines institutions parisiennes à notre goût, histoire de vérifier une fois de plus que Paris n’est pas synonyme de qualité mais de quantité : il y a du bon et du moins bon comme dans n’importe quelle ville mais il y a surtout beaucoup plus de choix. D’où l’intérêt de choisir ses bonnes adresses… Pierre Hermé fait clairement partie de celles-là.
Petite fierté de rennais tout de même : les macarons qu’on peut trouver chez Bouvier à Rennes sont loin d’être ridicules par rapport à ceux qu’on a mangés chez Hermé…

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Lectures d’hiver

Je viens de terminer un livre acheté complètement au hasard et qui m’a fait passer quelques heures magnifiques. Ca s’appelle “L’élégance du Hérisson” de Muriel Barbery. Les deux héroïnes parlent d’apparences, d’art, de grammaire, de cuisine japonaise, de mouvements et des petits riens comme une tasse de thé :

“Le rituel du thé, cette reconduction précise des mêmes gestes et de la même dégustation, cette accession à des sensations simples, authentiques et raffinées, cette licence donnée à chacun, à peu de frais, de devenir un aristocrate du goût parce que le thé est la boisson des riches comme elle est celle des pauvres, le rituel du thé, donc, a cette vertu extraordinaire d’introduire dans l’absurdité de nos vies une brêche d’harmonie sereine. Oui, l’univers conspire à la vacuité, les âmes perdues pleurent la beauté, l’insignifiance nous encercle. Alors, buvons une tasse de thé. Le silence se fait, on entend le vent qui souffle au-dehors, les feuilles d’automne bruissent et s’envolent, le chat dort dans une chaude lumière. Et, dans chaque gorgée, se sublime le temps”

in-a-rush

In a rush

Pas trop de mise à jour en ce moment… Nous déménageons avec Nine dans notre nouvel appart-à-nous-qu’on-a.

Mais ce n’est que pour mieux repartir! En effet, nous entrons dans l’ère de la cuisine équipée et c’est une petite révolution pour nous qui n’avions, jusqu’à présent, que des cuisines faites de bric et de broc.

La période sans cuisine a été un peu longue parce qu’on a déménagé en même temps que j’assemblais avec beau-papa la cuisine en kit de chez Ikea. Un peu galère tout ça dans le mêle élan… Le montage en lui-même n’a pas été si compliqué (et pourtant je ne suis vraiment pas bricoleur) mais on est tombés sur des petits problèmes qui ont retardé la mise en route : arrivée de gaz située pile-poil dans l’axe du four (à éviter, qui plus est quand ça empêche la mise en place du four lui-même), tuyau de gaz trop petit, joints à racheter, vis trop petites, vis trop grosses, vis trop à tête plate, chevilles trop pas plâtre… Enfin, des petits riens qui font bien criser.

Donc plusieurs conseils : avant de vous lancer dans le montage d’une cuisine, posez-vous bien fort la question (je le fais moi-même ? Je suis sûr de moi ?), équipez-vous avec du matériel qui tient la route (visseuse, perçeuse, scies, etc…) et prenez votre temps.

Il nous reste plus qu’à trouver les meubles hauts et la hotte et je posterais une photo de l’ensemble… Avant les premiers essais culinaires…