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Macarons chocolat et Maury

Bon, j’ai un gros passif avec les macarons : trop secs, plats, trop sucrés, pas cuits…  Toujours foirés… Aujourd’hui, je vous l’annonce fièrement mes petits canards, j’ai trouvé ma recette de macarons… Ils sont au chocolat et je les accompagne d’un vin cuit du sud de la France, le Maury.

macarons chocolat et Maury

Ingrédients (pour 25 à 30 macarons)

Pour les coques des macarons :

- 3 blancs d’oeuf à température ambiante (certains les séparent des jaunes la veille)
- 200g de sucre glace
- 125g de poudre d’amandes
- 30g de sucre en poudre
- 15g de cacao en poudre amer (Van Houten)

Pour la ganache (au milieu des 2 coques) :

- 100g de chocolat noir de bonne qualité
- 100g de creme fleurette entière
- 30g de beurre

Préparation

Passer au mixer le sucre glace, la poudre d’amandes et le chocolat en poudre. Une fois mixés, passer le mélange à travers un tamis sur une grande feuille de papier sulfurisé. La base sera très fine et permettra ainsi de faire des macarons parfaitement lisses.

Monter les blancs en neige très ferme : commencer  par les blancs tout seuls. Quand les oeufs commencent à monter et à blanchir, ajouter la moitié du sucre en poudre. Un peu plus tard, ajouter le reste du sucre, une pincée de sel et passer à la vitesse max. Les blancs doivent être très fermes (c’est important pour la suite de la recette).

Commencer à saupoudrer la préparation mixée (sucre glace + amandes + cacao) sur les blancs en neige. Mélanger avec une spatule ou une maryse. Continuer à saupoudrer en mélangeant délicatement des bords vers le centre.

Avec une poche à douille, faire des petits dômes de 3 cm de diamètre sur une plaque à pâtisserie recouverte de papier sulfurisé.

Une fois les dômes formés, laisser reposer, s’affaisser et s’arrondir les macarons à l’air libre pendant au moins 30 minutes (ils vont former leur croûte craquante pendant ce temps).

Enfourner 11 à 12 minutes au four réglé à 175°C. Les coques doivent résister au toucher mais rester moelleuses.

Sortir du four et laisser légèrement refroidir. Verser quelques gouttes d’eau entre la plaque et le papier sulfurisé (l’humidité permet de décoller les coques du papier).

La ganache est le plus simple de la recette : faire bouillir la crême dans une casserole. Casser le chocolat dans un bol et verser en trois fois la crême chaude dessus tout en remuant. Une fois la ganache homogène, ajouter le beurre en petits morceaux et remuer.

Mettre une noix de ganache entre deux coques. Le premier macaron est prêt !

Et avec ça, on boit quoi ?

Ben du Maury donc… Un vin cuit à la couleur cerise qui se marie parfaitement avec du chocolat. La maison Mas Amiel est une valeur sûre n’hésitez pas ! (http://www.lesvinsdumasamiel.com/)

Et avec ça, on écoute quoi ?

On écoute François Virot, il ne va pas forcément avec la douceur du chocolat mais sa musique inventive est longue en bouche comme du chocolat (trop fort le Moshi pour caser son Virot)… Je vous laisse écouter “Cascade Kisses”, un des meilleurs titres de son album sorti en 2008 “yes or no”.


Clip
par francoisvirot

une-premiere-avec-david-etcheverry

Une première avec David Etcheverry

En septembre, Nine et moi étions allé dîner au restaurant “Le Saison” en banlieue de Rennes. Nous étions sur le point de décider que les restaurants étoilés n’étaient pas faits pour nous : plusieurs expériences en demi-teinte et douloureuses pour notre porte-monnaie s’étaient accumulées au fil du temps. Trop de  prétention, trop de superflu, trop de cul-cul prout-prout… Finalement, de bons sushis avec un thé fumant nous paraissaient parfois largement supérieurs à cette mascarade.

Pourtant, nous avions été soufflés par ce repas au Saison… Depuis, je repense souvent la bave aux lèvres et les yeux dans le vague à ce rouget mi-cuit fantastique. Puis, nous avions également croisé le chef de ce restaurant, David Etcheverry, en partant et nous étions tombés sous le charme devant tant d’humilité, de passion et surpris par les doutes d’un chef cherchant à améliorer sa nouvelle carte en permanence.

Depuis, je guettais de mon côté le thème des ateliers proposés par ce chef… Nine a dégainé la première en m’offrant ce cadeau pour mon anniversaire : mon premier cours de cuisine!!! Un peu plus loin dans le temps, je me retrouve donc impatient à la porte du restaurant de petit matin un samedi brumeux de novembre.

Une petite dizaine de personnes sont présentes, le chef nous propose une boisson chaude et des viennoiseries… Nous sommes dans les cuisines du restaurant, un commis s’affère déjà dans son coin. Puis nous nous mettons en tenue et commençons. Le thème du jour est “Saint-Jacques et macarons”. Nous passons de la préparation des coquilles à une première recette dans le sillage du chef. Il ne s’agit pas vraiment d’un cours puisqu’il n’y a que le chef qui prépare les plats mais nous participons, dialoguons, partageons…

En très peu de temps, le chef réalise deux plats autour de la Saint-Jacques : un carpaccio au navets puis Saint-Jacques simplement poêlées agrémentées d’une brunoise de coing, puis, nouvelle variante, accompagnées d’une fricassée de persil racine. Il nous confesse sa façon de voir la cuisine : sublimer les produits sans les dénaturer, la simplicité et le goût. Je découvre beaucoup de techniques et des astuces de grand chef, je note quelques préparations à la volée pour plus tard (notamment une vinaigrette fabuleuse au vinaigre balsamique blanc, au vinaigre de mangue et à la ciboule)…

Carpaccio de saint-jacques aux petits navets

Carpaccio de saint-jacques

 

 Saint-Jacques poêlées, persil racines en chips et émulsion de lait

saint-jacques et coing

Puis, nous passons avec le pâtissier qui détaille la préparation devant nous de macarons à la rose. Techniques, savoir-faire, conseils pour réussir ses macarons à la maison…

Macarons à la  rose

macarons à la rose

Nous sommes maintenant dans l’effervescence du début du service (il est midi passé). Le chef nous propose de prendre l’apéritif en salle (la petite cuisine commence à sérieusement déborder), il nous rejoint et nous bavardons autour d’un verre de vin blanc surprenant nommé “?” et des mises en bouche du restaurant…

Sushi de sardine, sucette de cochonnaille au jus de sangria et sablé au chèvre frais

mises en bouche

Puis vient le moment du départ… Un plateau nous est remis avec une boite de macarons, quelques Saint-Jacques que nous avons extraites de leurs coquilles, quelques légumes et un peu de la sauce préparée avec les bardes de Saint-Jacques. De quoi préparer un bon repas en rentrant !

Ce fut une matinée parfaite et inspirante… David Etcheverry est un vrai passionné et un chef fantastique dont la volonté de partager son savoir est un bonheur. Sa conception de la cuisine correspond également à ce que je recherche à mon niveau (le produit avant tout, pas trop de gras, des légumes, pas de sauces supeflues).

Depuis, j’ai essayé la recette des macarons et j’ai lamentablement foiré ma meringue italienne mais j’ai vraiment dû être macaron-marabouté quand j’étais petit, c’est pas possible…

Merci à Brigitte pour le prêt de ses photos !

yakitori

Yakitori !

Nine étant toujours en grosse crise de flemmardise aigüe, je me suis collé à un essai que je voulais faire depuis longtemps : les yakitori (brochettes grillées en japonais). Je prends souvent ça dans les bars à sushis : deux-trois brochettes avec un bol de riz blanc. Depuis longtemps, je sais faire des brochettes fromage-porc mais j’ai essayé de faire une autre variété avec : les tsukune (des boulettes au poulet).

Voilà ce que ça donne :

yakitori

A gauche les brochettes fromage-poitrine et à droite les boulettes-poulet.

Pour les premières, y’a rien de plus simple : vous enroulez une tranche fine de poitrine autour d’un morceau d’emmental de bonne qualité (on évite les tranches de caoutchouc !) et le tour est joué. Pour les boulettes, la préparation est un peu plus compliquée mais ça ne demande pas deux heures non plus… Voici les recettes :

Ingrédients

Brochettes fromage-porc (pour 4 brochettes)

4 pics en bois
4 morceaux d’emmental de la taille d’un petit doigt (ouais bah j’ai rien trouvé de mieux pour dire un bout d’emmental quoi !)
4 tranches fines de poitrine non-fumée

Brochettes boulettes de poulet (pour 8 brochettes)

8 pics en bois
280g de blancs de poulet
1/2 poireau (ou plutôt la moitié du blanc d’un poireau)
1 dé de gingembre frais
2 càs d’huile de sésame
1càs de sauce soja
1/2 oeuf
1 càs de maïzena

+ de la sauce yakitori de chez Kikkoman

Préparation

Pour les brochettes au fromage, vous prenez un morceau de fromage, vous le piquez sur le pic en bois dans le sens de la longueur. Vous enroulez autour une tranche de poitrine en la piquant aux extrêmités pour qu’elle tienne en place.

Pour les boulettes de poulet, vous mixez le poulet, le poireau émincé, le gingembre rapé. Une fois ces ingrédients mixés, ajoutez la sauce soja, l’huile de sésame, l’oeuf et la maïzena, mélangez. Réservez au frigo pour que ça prenne un peu puis ensuite formez des boules.

La cuisson est assez simple pour les brochettes au fromage, faites revenir dans une poële à feu très vif (normalement c’est sur un grill que ça se passe donc allez-y), une fois que vous voyez que le fromage commence à fondre, nappez de sauce yakitori dans la poêle, attendez un peu que la sauce chauffe et c’est prêt (attention à faire au dernier moment : le fromage durci très vite et c’est forcément moins bon). Pour les boulettes, faites les revenir dans un peu d’huile d’olive à feu vif. Baissez le feu une fois les boulettes colorées et mettez un couvercle sur la poêle. Cuire uniformément, enfilez 3 boules sur un pic et servez aussitôt. Vous pouvez également napper avec la même sauce tout prête, ça va très bien avec également.

Attention à la sauce : elle est très sucrée. Goutez avant et délayez avec un peu d’eau si c’est trop sucré pour vous. Pour les puristes, vous pouvez faire une sauce maison équivalente à la Kikkoman en mélangeant 4 càs de saké (mirin), 2 à 3 càs de sucre et 4 càs de sauce soja. Mais celle vendue par Kikkoman est vraiment bonne, pourquoi chercher plus loin ?

Avec ça on écoute quoi ?

Je sais pas vous mais moi j’écoute le dernier Nada Surf, “Lucky”. Je viens de les voir en concert sur Rennes et ils sont toujours aussi fantastiques. Ca fait vraiment un bien fou de pousser des ouhouhou avec eux sur “Whose Autority” …




oh-micah

Oh Micah !

Bon, à un moment, il faut bien se rendre à l’évidence : nous ne sommes pas très actifs en ce moment dans nos aventures culino-technologiques… La faute à un emploi du temps de ministre de la défense qui se présente à la présidentielle et une certaine facilité à se vautrer dans une paresse tenace (mais passagère je l’espère). Je vais essayer de mettre la pression sur Nine pour qu’elle poste la recette de ses pancakes et je déclare officiellement me mettre en mode réflexion pour moi-même me bouger les fesses…

- C’est bien beau moshi, mais il est nul ton post !
- Ah ?
- Ben oui, on s’en fout de ta vie, ce qu’on veut c’est de la verrine, de la compotée, de l’elixir…
- Alors, j’ai peut-être ce qu’il vous faut… Une vieille recette de grand-mère : une vie à la dure, une voix d’extra-terrestre et un talent hors du commun… Micah P. Hinson, je vous laisse découvrir…




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Paris (très) sucré

On profite avec Nine des congés estivaux pour se balader et barrer quelques trucs dans notre “liste de trucs à faire”. Aller faire un tour à Paris, c’était donc l’occasion pour nous (hormis d’aller m’acheter des chaussettes chez Muji, baver sur quelques vitrines et revoir cette superbe ville qu’est Paris) de gouter les sfogliatelles dont les mafieux de la famille Soprano raffolent tant et de mettre au banc d’essai deux institutions de la pâtisserie de notre pays : la maison Ladurée et Pierre Hermé.

Itinéraire réfléchi et balisé, parcours à pied raisonnable, quartiers sympathiques (autour du Louvre et des Halles), c’est parti !

Premier arrêt :

Chez Pozzetto que Nine avait repéré sur quelques blogs comme un des endroits où on pouvait trouver des sfogliatelles à la crême. Quelques gâteaux et un sorbet sous ce beau soleil auront fait office de déjeuner. Les sfogliatelles pour ceux qui ne connaissent pas sont des gâteaux feuilletés fourrés à la ricotta (j’en ai également goûté au chocolat praliné mais c’était hyper écoeurant). Ceux de Pozzetto sont aromatisés à la fleur d’oranger et sont délicieux (craquants, doux et gouteux). Un sorbet italien était le parfait compagnon. J’ai essayé celui à la pastèque et c’est vraiment excellent.

boutique pozzetto

pozzetto

Deuxième arrêt :

Pierre Hermé… Ah ce grand joufflu qu’on croise dans tous les medias et qui est présenté comme le plus subtil des pâtissiers français. Il m’énerve un peu le Pierre Hermé, y’a pas que lui en France si ? Pi ça a l’air trop sucré ses pâtisseries, elles sont trop colorées… Tu vas voir ce que tu vas voir… Mince boutique fermée pendant les vacances… Arrrrrrggggggghhhhh !

Boutique PH fermee

Trop frustrés de ne pas avoir eu notre apport en sucre depuis à peu près 26 minutes, nous nous rabattons sur la mère Ladurée et ses macarons pastels pubisés par Sofia Coppola dans “Marie-Antoinette” (bien futile comme film mais il donne envie de se goinfrer du Ladurée à n’en plus pouvoir).

Troisième arrêt donc :

Ladurée. Accueil à l’ancienne, salon de thé à l’ancienne, caissier à l’ancienne. Religieuses à 5 euros. Bon… On va goûter les macarons. Une petite douzaine (pour 14 euros, raisonnablement déraisonnable), les parfums sont classiques (vanille, chocolat, chocolat amer, fruits rouges, pistache, menthe). Le temps de se trouver un coin sympa (la cour du Louvre) et on déguste : sucré et saturé. Les macarons sont très beaux et bien présentés, mais j’en ai mangé de bien meilleurs (Bouvier à Rennes notamment : pour les rennais, cette pâtisserie est à tomber ! - le site lui est plutôt rudimentaire !). Mentions spéciales tout de même aux parfums vanille et menthe qui sont quand même très bons, faut pas déconner.

laduree - louvre

macarons laduree

17h30, c’est là qu’on se dit c’est quand même bête pour Pierre Hermé, on aurait pu comparer ses macarons à ceux de Ladurée. Allez, on file un peu plus loin derrière le Louvre où il a ouvert une nouvelle boutique spéciale chocolats et macarons.

Quatrième arrêt :

Pierre Hermé. On se prend des macarons pour le dessert ce soir. 16 macarons môssieur (le mec tout en noir derrière son comptoir). Très sympa, il nous explique chaque macaron, il prend le temps, la boutique est petite, le style épuré. Finalement, on prend aussi une boîte de chocolats. Les 16 macarons 23 euros… Yiiiipa, ça fait mal… Pas grave, on est là pour ça… On va enfin pouvoir goûter.

Finalement, les macarons d’Hermé sont fabuleux : fondants, arômes subtils, accords parfaits et pas trop sucrés. Côté parfums, nous avons pris chocolat, “mozaïc” (pistache et griottines), “mogador” (fruit de la passion et chocolat), “eden” (pêche safran et abricot), pistache, “infiniment vanille”, rose, “arabesque” (abricot et pistache). Pour moi, mention spéciale pour l’”arabesque” avec les petits morceaux d’abricot à l’intérieur et l’”infiniment vanille” qui porte bien son nom.

boite macarons herme

macarons herme

Et les chocolats dans la même veine avec des accords surprenants, très très bons également…

chocolats herme

Voilà, cette journée sucrée était vraiment très agréable. Elle fut l’occasion de confronter les réputations de certaines institutions parisiennes à notre goût, histoire de vérifier une fois de plus que Paris n’est pas synonyme de qualité mais de quantité : il y a du bon et du moins bon comme dans n’importe quelle ville mais il y a surtout beaucoup plus de choix. D’où l’intérêt de choisir ses bonnes adresses… Pierre Hermé fait clairement partie de celles-là.
Petite fierté de rennais tout de même : les macarons qu’on peut trouver chez Bouvier à Rennes sont loin d’être ridicules par rapport à ceux qu’on a mangés chez Hermé…

poulet-au-gingembre-rapide

Poulet au gingembre rapide

Pour se remettre un peu dans le bain après un longue période de glande culinaire, un petit plat simple et rapide : le poulet au gingembre. Une vingtaine de minutes entre la préparation et la cuisson, parfait non ?

Ingredients (pour 2 personnes)

200g de blanc de poulet
1 gros oignon jaune
30g de gingembre frais
1 poivron jaune
4 càs de sauce soja
1 càs d’arrow root (ou de maizena)
1 càs d’huile d’olive
20cl d’eau

Préparation

Coupez le poulet en lamelles très fines. Coupez l’oignon en 8 quartiers. Pelez le gingembre et coupez le en lamelles. Videz le poivron, pelez le (un peu de travail supplémentaire mais je trouve ça meilleur et plus digeste sans peau) et découpez le en lanières grossières. Au niveau préparation, c’est terminé… Passons à la cuisson :

Une fois la poêle très chaude, faites revenir rapidement le poulet en même temps que l’oignon. Une fois le poulet à peine doré, ajoutez le gingembre et saupoudrez d’arrow root (je l’utilise pour lier la sauce). Remuez bien, versez la sauce soja et l’eau, remuez… Ajoutez le poivron (pour cet essai, j’ai ajouté des pousses de bambou à ce moment également), laissez sur feu doux 5 à 7 minutes. C’est prêt : servez avec un riz basmati ou thaï.

Poulet au gingembre

Et avec ça on écoute quoi ?

Pour faire plaisir à Nine et parce que c’est l’été pour à peu près vingt deux minutes, on va se mettre la bande son de l’été : “Working Together” de Gonzales !!!