Author Archive for moshimoshi

yakitori

Yakitori !

Nine étant toujours en grosse crise de flemmardise aigüe, je me suis collé à un essai que je voulais faire depuis longtemps : les yakitori (brochettes grillées en japonais). Je prends souvent ça dans les bars à sushis : deux-trois brochettes avec un bol de riz blanc. Depuis longtemps, je sais faire des brochettes fromage-porc mais j’ai essayé de faire une autre variété avec : les tsukune (des boulettes au poulet).

Voilà ce que ça donne :

yakitori

A gauche les brochettes fromage-poitrine et à droite les boulettes-poulet.

Pour les premières, y’a rien de plus simple : vous enroulez une tranche fine de poitrine autour d’un morceau d’emmental de bonne qualité (on évite les tranches de caoutchouc !) et le tour est joué. Pour les boulettes, la préparation est un peu plus compliquée mais ça ne demande pas deux heures non plus… Voici les recettes :

Ingrédients

Brochettes fromage-porc (pour 4 brochettes)

4 pics en bois
4 morceaux d’emmental de la taille d’un petit doigt (ouais bah j’ai rien trouvé de mieux pour dire un bout d’emmental quoi !)
4 tranches fines de poitrine non-fumée

Brochettes boulettes de poulet (pour 8 brochettes)

8 pics en bois
280g de blancs de poulet
1/2 poireau (ou plutôt la moitié du blanc d’un poireau)
1 dé de gingembre frais
2 càs d’huile de sésame
1càs de sauce soja
1/2 oeuf
1 càs de maïzena

+ de la sauce yakitori de chez Kikkoman

Préparation

Pour les brochettes au fromage, vous prenez un morceau de fromage, vous le piquez sur le pic en bois dans le sens de la longueur. Vous enroulez autour une tranche de poitrine en la piquant aux extrêmités pour qu’elle tienne en place.

Pour les boulettes de poulet, vous mixez le poulet, le poireau émincé, le gingembre rapé. Une fois ces ingrédients mixés, ajoutez la sauce soja, l’huile de sésame, l’oeuf et la maïzena, mélangez. Réservez au frigo pour que ça prenne un peu puis ensuite formez des boules.

La cuisson est assez simple pour les brochettes au fromage, faites revenir dans une poële à feu très vif (normalement c’est sur un grill que ça se passe donc allez-y), une fois que vous voyez que le fromage commence à fondre, nappez de sauce yakitori dans la poêle, attendez un peu que la sauce chauffe et c’est prêt (attention à faire au dernier moment : le fromage durci très vite et c’est forcément moins bon). Pour les boulettes, faites les revenir dans un peu d’huile d’olive à feu vif. Baissez le feu une fois les boulettes colorées et mettez un couvercle sur la poêle. Cuire uniformément, enfilez 3 boules sur un pic et servez aussitôt. Vous pouvez également napper avec la même sauce tout prête, ça va très bien avec également.

Attention à la sauce : elle est très sucrée. Goutez avant et délayez avec un peu d’eau si c’est trop sucré pour vous. Pour les puristes, vous pouvez faire une sauce maison équivalente à la Kikkoman en mélangeant 4 càs de saké (mirin), 2 à 3 càs de sucre et 4 càs de sauce soja. Mais celle vendue par Kikkoman est vraiment bonne, pourquoi chercher plus loin ?

Avec ça on écoute quoi ?

Je sais pas vous mais moi j’écoute le dernier Nada Surf, “Lucky”. Je viens de les voir en concert sur Rennes et ils sont toujours aussi fantastiques. Ca fait vraiment un bien fou de pousser des ouhouhou avec eux sur “Whose Autority” …




oh-micah

Oh Micah !

Bon, à un moment, il faut bien se rendre à l’évidence : nous ne sommes pas très actifs en ce moment dans nos aventures culino-technologiques… La faute à un emploi du temps de ministre de la défense qui se présente à la présidentielle et une certaine facilité à se vautrer dans une paresse tenace (mais passagère je l’espère). Je vais essayer de mettre la pression sur Nine pour qu’elle poste la recette de ses pancakes et je déclare officiellement me mettre en mode réflexion pour moi-même me bouger les fesses…

- C’est bien beau moshi, mais il est nul ton post !
- Ah ?
- Ben oui, on s’en fout de ta vie, ce qu’on veut c’est de la verrine, de la compotée, de l’elixir…
- Alors, j’ai peut-être ce qu’il vous faut… Une vieille recette de grand-mère : une vie à la dure, une voix d’extra-terrestre et un talent hors du commun… Micah P. Hinson, je vous laisse découvrir…




paris-tres-sucre

Paris (très) sucré

On profite avec Nine des congés estivaux pour se balader et barrer quelques trucs dans notre “liste de trucs à faire”. Aller faire un tour à Paris, c’était donc l’occasion pour nous (hormis d’aller m’acheter des chaussettes chez Muji, baver sur quelques vitrines et revoir cette superbe ville qu’est Paris) de gouter les sfogliatelles dont les mafieux de la famille Soprano raffolent tant et de mettre au banc d’essai deux institutions de la pâtisserie de notre pays : la maison Ladurée et Pierre Hermé.

Itinéraire réfléchi et balisé, parcours à pied raisonnable, quartiers sympathiques (autour du Louvre et des Halles), c’est parti !

Premier arrêt :

Chez Pozzetto que Nine avait repéré sur quelques blogs comme un des endroits où on pouvait trouver des sfogliatelles à la crême. Quelques gâteaux et un sorbet sous ce beau soleil auront fait office de déjeuner. Les sfogliatelles pour ceux qui ne connaissent pas sont des gâteaux feuilletés fourrés à la ricotta (j’en ai également goûté au chocolat praliné mais c’était hyper écoeurant). Ceux de Pozzetto sont aromatisés à la fleur d’oranger et sont délicieux (craquants, doux et gouteux). Un sorbet italien était le parfait compagnon. J’ai essayé celui à la pastèque et c’est vraiment excellent.

boutique pozzetto

pozzetto

Deuxième arrêt :

Pierre Hermé… Ah ce grand joufflu qu’on croise dans tous les medias et qui est présenté comme le plus subtil des pâtissiers français. Il m’énerve un peu le Pierre Hermé, y’a pas que lui en France si ? Pi ça a l’air trop sucré ses pâtisseries, elles sont trop colorées… Tu vas voir ce que tu vas voir… Mince boutique fermée pendant les vacances… Arrrrrrggggggghhhhh !

Boutique PH fermee

Trop frustrés de ne pas avoir eu notre apport en sucre depuis à peu près 26 minutes, nous nous rabattons sur la mère Ladurée et ses macarons pastels pubisés par Sofia Coppola dans “Marie-Antoinette” (bien futile comme film mais il donne envie de se goinfrer du Ladurée à n’en plus pouvoir).

Troisième arrêt donc :

Ladurée. Accueil à l’ancienne, salon de thé à l’ancienne, caissier à l’ancienne. Religieuses à 5 euros. Bon… On va goûter les macarons. Une petite douzaine (pour 14 euros, raisonnablement déraisonnable), les parfums sont classiques (vanille, chocolat, chocolat amer, fruits rouges, pistache, menthe). Le temps de se trouver un coin sympa (la cour du Louvre) et on déguste : sucré et saturé. Les macarons sont très beaux et bien présentés, mais j’en ai mangé de bien meilleurs (Bouvier à Rennes notamment : pour les rennais, cette pâtisserie est à tomber ! - le site lui est plutôt rudimentaire !). Mentions spéciales tout de même aux parfums vanille et menthe qui sont quand même très bons, faut pas déconner.

laduree - louvre

macarons laduree

17h30, c’est là qu’on se dit c’est quand même bête pour Pierre Hermé, on aurait pu comparer ses macarons à ceux de Ladurée. Allez, on file un peu plus loin derrière le Louvre où il a ouvert une nouvelle boutique spéciale chocolats et macarons.

Quatrième arrêt :

Pierre Hermé. On se prend des macarons pour le dessert ce soir. 16 macarons môssieur (le mec tout en noir derrière son comptoir). Très sympa, il nous explique chaque macaron, il prend le temps, la boutique est petite, le style épuré. Finalement, on prend aussi une boîte de chocolats. Les 16 macarons 23 euros… Yiiiipa, ça fait mal… Pas grave, on est là pour ça… On va enfin pouvoir goûter.

Finalement, les macarons d’Hermé sont fabuleux : fondants, arômes subtils, accords parfaits et pas trop sucrés. Côté parfums, nous avons pris chocolat, “mozaïc” (pistache et griottines), “mogador” (fruit de la passion et chocolat), “eden” (pêche safran et abricot), pistache, “infiniment vanille”, rose, “arabesque” (abricot et pistache). Pour moi, mention spéciale pour l’”arabesque” avec les petits morceaux d’abricot à l’intérieur et l’”infiniment vanille” qui porte bien son nom.

boite macarons herme

macarons herme

Et les chocolats dans la même veine avec des accords surprenants, très très bons également…

chocolats herme

Voilà, cette journée sucrée était vraiment très agréable. Elle fut l’occasion de confronter les réputations de certaines institutions parisiennes à notre goût, histoire de vérifier une fois de plus que Paris n’est pas synonyme de qualité mais de quantité : il y a du bon et du moins bon comme dans n’importe quelle ville mais il y a surtout beaucoup plus de choix. D’où l’intérêt de choisir ses bonnes adresses… Pierre Hermé fait clairement partie de celles-là.
Petite fierté de rennais tout de même : les macarons qu’on peut trouver chez Bouvier à Rennes sont loin d’être ridicules par rapport à ceux qu’on a mangés chez Hermé…

poulet-au-gingembre-rapide

Poulet au gingembre rapide

Pour se remettre un peu dans le bain après un longue période de glande culinaire, un petit plat simple et rapide : le poulet au gingembre. Une vingtaine de minutes entre la préparation et la cuisson, parfait non ?

Ingredients (pour 2 personnes)

200g de blanc de poulet
1 gros oignon jaune
30g de gingembre frais
1 poivron jaune
4 càs de sauce soja
1 càs d’arrow root (ou de maizena)
1 càs d’huile d’olive
20cl d’eau

Préparation

Coupez le poulet en lamelles très fines. Coupez l’oignon en 8 quartiers. Pelez le gingembre et coupez le en lamelles. Videz le poivron, pelez le (un peu de travail supplémentaire mais je trouve ça meilleur et plus digeste sans peau) et découpez le en lanières grossières. Au niveau préparation, c’est terminé… Passons à la cuisson :

Une fois la poêle très chaude, faites revenir rapidement le poulet en même temps que l’oignon. Une fois le poulet à peine doré, ajoutez le gingembre et saupoudrez d’arrow root (je l’utilise pour lier la sauce). Remuez bien, versez la sauce soja et l’eau, remuez… Ajoutez le poivron (pour cet essai, j’ai ajouté des pousses de bambou à ce moment également), laissez sur feu doux 5 à 7 minutes. C’est prêt : servez avec un riz basmati ou thaï.

Poulet au gingembre

Et avec ça on écoute quoi ?

Pour faire plaisir à Nine et parce que c’est l’été pour à peu près vingt deux minutes, on va se mettre la bande son de l’été : “Working Together” de Gonzales !!!




saute-de-boeuf-de-hong-kong

Sauté de boeuf de Hong Kong

Non pas que je connaisse Hong Kong mais j’achète les livres des gens qui EUX y sont allés !

Cette recette est en fait adaptée du “Hong Kong Street Beef” de Thierry Marx. C’est tiré de son livre “Easy Marx” qui ne ment pas sur le contenu : simple, direct et bien fait.

Bon revenons à ce sauté…

Ingrédients

2 tomates
150g de chou chinois
300g de pousses de soja
1/2 oignon blanc
2 gousses d’ail

700g de boeuf (filet de préférence)

3 càs de nuoc-mân
1 càs de sauce soja
1/2 jus de citron
Un peu d’huile d’olive

La recette originale comporte également du concombre frais (1/2), un peu de purée de piment et de la menthe fraîche. Je les avais oubliés donc ils n’apparaissent pas :).

Préparation

Emincez le chou chinois, l’oignon. Coupez le boeuf en petits cubes.

Faites revenir dans un wok le boeuf en petites quantités pour qu’il soit bien saisi voire caramélisé. Mettez la viande de côté.

Faites revenir vivement le chou, les germes, l’oignon et l’ail écrasé.

Ajoutez le boeuf, le nuoc-mân, la sauce soja, le jus de citron puis les tomates juste avant de servir.

sauté de boeuf

 

Et avec ça on écoute quoi ?

Je ne sais plus trop quand j’ai pris cette photo mais il faisait beau à cette époque…snifff… Pour revivre un petit peu de cette chaleur, je ne saurais trop vous conseiller l’album du groupe New Yorkais Vampire Weekend. Leur premier album s’inspire autant de rock yankee que de musique populaire africaine. Si si c’est possible et c’est même joliment entêtant ! Le premier single de l’album, “A-Punk”…



lectures-dhiver

Lectures d’hiver

Je viens de terminer un livre acheté complètement au hasard et qui m’a fait passer quelques heures magnifiques. Ca s’appelle “L’élégance du Hérisson” de Muriel Barbery. Les deux héroïnes parlent d’apparences, d’art, de grammaire, de cuisine japonaise, de mouvements et des petits riens comme une tasse de thé :

“Le rituel du thé, cette reconduction précise des mêmes gestes et de la même dégustation, cette accession à des sensations simples, authentiques et raffinées, cette licence donnée à chacun, à peu de frais, de devenir un aristocrate du goût parce que le thé est la boisson des riches comme elle est celle des pauvres, le rituel du thé, donc, a cette vertu extraordinaire d’introduire dans l’absurdité de nos vies une brêche d’harmonie sereine. Oui, l’univers conspire à la vacuité, les âmes perdues pleurent la beauté, l’insignifiance nous encercle. Alors, buvons une tasse de thé. Le silence se fait, on entend le vent qui souffle au-dehors, les feuilles d’automne bruissent et s’envolent, le chat dort dans une chaude lumière. Et, dans chaque gorgée, se sublime le temps”