On profite avec Nine des congés estivaux pour se balader et barrer quelques trucs dans notre “liste de trucs à faire”. Aller faire un tour à Paris, c’était donc l’occasion pour nous (hormis d’aller m’acheter des chaussettes chez Muji, baver sur quelques vitrines et revoir cette superbe ville qu’est Paris) de gouter les sfogliatelles dont les mafieux de la famille Soprano raffolent tant et de mettre au banc d’essai deux institutions de la pâtisserie de notre pays : la maison Ladurée et Pierre Hermé.
Itinéraire réfléchi et balisé, parcours à pied raisonnable, quartiers sympathiques (autour du Louvre et des Halles), c’est parti !
Premier arrêt :
Chez Pozzetto que Nine avait repéré sur quelques blogs comme un des endroits où on pouvait trouver des sfogliatelles à la crême. Quelques gâteaux et un sorbet sous ce beau soleil auront fait office de déjeuner. Les sfogliatelles pour ceux qui ne connaissent pas sont des gâteaux feuilletés fourrés à la ricotta (j’en ai également goûté au chocolat praliné mais c’était hyper écoeurant). Ceux de Pozzetto sont aromatisés à la fleur d’oranger et sont délicieux (craquants, doux et gouteux). Un sorbet italien était le parfait compagnon. J’ai essayé celui à la pastèque et c’est vraiment excellent.
Deuxième arrêt :
Pierre Hermé… Ah ce grand joufflu qu’on croise dans tous les medias et qui est présenté comme le plus subtil des pâtissiers français. Il m’énerve un peu le Pierre Hermé, y’a pas que lui en France si ? Pi ça a l’air trop sucré ses pâtisseries, elles sont trop colorées… Tu vas voir ce que tu vas voir… Mince boutique fermée pendant les vacances… Arrrrrrggggggghhhhh !
Trop frustrés de ne pas avoir eu notre apport en sucre depuis à peu près 26 minutes, nous nous rabattons sur la mère Ladurée et ses macarons pastels pubisés par Sofia Coppola dans “Marie-Antoinette” (bien futile comme film mais il donne envie de se goinfrer du Ladurée à n’en plus pouvoir).
Troisième arrêt donc :
Ladurée. Accueil à l’ancienne, salon de thé à l’ancienne, caissier à l’ancienne. Religieuses à 5 euros. Bon… On va goûter les macarons. Une petite douzaine (pour 14 euros, raisonnablement déraisonnable), les parfums sont classiques (vanille, chocolat, chocolat amer, fruits rouges, pistache, menthe). Le temps de se trouver un coin sympa (la cour du Louvre) et on déguste : sucré et saturé. Les macarons sont très beaux et bien présentés, mais j’en ai mangé de bien meilleurs (Bouvier à Rennes notamment : pour les rennais, cette pâtisserie est à tomber ! - le site lui est plutôt rudimentaire !). Mentions spéciales tout de même aux parfums vanille et menthe qui sont quand même très bons, faut pas déconner.
17h30, c’est là qu’on se dit c’est quand même bête pour Pierre Hermé, on aurait pu comparer ses macarons à ceux de Ladurée. Allez, on file un peu plus loin derrière le Louvre où il a ouvert une nouvelle boutique spéciale chocolats et macarons.
Quatrième arrêt :
Pierre Hermé. On se prend des macarons pour le dessert ce soir. 16 macarons môssieur (le mec tout en noir derrière son comptoir). Très sympa, il nous explique chaque macaron, il prend le temps, la boutique est petite, le style épuré. Finalement, on prend aussi une boîte de chocolats. Les 16 macarons 23 euros… Yiiiipa, ça fait mal… Pas grave, on est là pour ça… On va enfin pouvoir goûter.
Finalement, les macarons d’Hermé sont fabuleux : fondants, arômes subtils, accords parfaits et pas trop sucrés. Côté parfums, nous avons pris chocolat, “mozaïc” (pistache et griottines), “mogador” (fruit de la passion et chocolat), “eden” (pêche safran et abricot), pistache, “infiniment vanille”, rose, “arabesque” (abricot et pistache). Pour moi, mention spéciale pour l’”arabesque” avec les petits morceaux d’abricot à l’intérieur et l’”infiniment vanille” qui porte bien son nom.
Et les chocolats dans la même veine avec des accords surprenants, très très bons également…
Voilà, cette journée sucrée était vraiment très agréable. Elle fut l’occasion de confronter les réputations de certaines institutions parisiennes à notre goût, histoire de vérifier une fois de plus que Paris n’est pas synonyme de qualité mais de quantité : il y a du bon et du moins bon comme dans n’importe quelle ville mais il y a surtout beaucoup plus de choix. D’où l’intérêt de choisir ses bonnes adresses… Pierre Hermé fait clairement partie de celles-là.
Petite fierté de rennais tout de même : les macarons qu’on peut trouver chez Bouvier à Rennes sont loin d’être ridicules par rapport à ceux qu’on a mangés chez Hermé…








C’est rigolo, j’ai fait presque la même virée parisienne début août! Même frustration devant chez Pierre Hermé fermé et même constatation sur les macarons Laduré, vraiment très classique!
En effet, c’est trop drôle :-)… On a presque pris les mêmes photos en plus! Par contre, la prochaine fois, tu devrais aller chez Pozzetto, leurs glaces, c’est vraiment quelque chose !